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Jouer pour apprendre : comment la ludo-pédagogie transforme l’efficacité des formations en entreprise

Mayéjem utilise le jeu dans ses formations
Sommaire
En bref

Pourquoi utiliser le jeu en formation ?

Pour certains dirigeants ou directeurs des ressources humaines (DRH), associer le jeu et la formation professionnelle résonne encore comme une perte de temps ou un manque de sérieux. Pourtant l’analysé des mécanismes d’apprentissage de l’être humain démontre le contraire. Selon Corentin Desplanques, loin d’être une activité futile, le jeu s’impose comme une méthode d’apprentissage redoutablement efficace pour les entreprises de demain. 

Un mécanisme naturel

Face aux idées reçues, Corentin rappelle une réalité : le jeu est notre manière privilégiée d’apprendre en tant qu’être humain. C’est un trait que nous partageons d’ailleurs avec d’autres mammifères et même, plus curieusement, avec les crevettes. Dès la petite enfance, notre développement s’appuie massivement sur le jeu pour intégrer de nouvelles compétences.

Si cette habitude se perd au fil des années, c’est principalement sous l’influence de notre système éducatif au moment du collège ou du lycée. Naturellement, nous sommes pourtant câblés pour fonctionner ainsi : nous vivons des émotions à travers le jeu et ce sont ces émotions qui nous permettent d’apprendre.

Sortir de la passivité grâce à la pédagogie active

Quelle est la différence majeure entre une formation descendante classique et une approche ludique ? Pour Corentin, le point commun reste le contenu : dans les deux cas il y a des objectifs pédagogiques fixés et des messages précis à faire passer. La vraie rupture se situe dans la posture de l’apprenant.

Au lieu de subir une écoute passive de concepts théoriques derrière un bureau, le jeu place le participant au cœur du sujet grâce à une pédagogie active. En faisant des choix et en agissant, on active des leviers de motivation, d’implication et d’immersion. C’est une réponse concrète au défi majeur de la formation actuelle : s’assurer que les participants soient pleinement “ici et maintenant”, engagés dans leur apprentissage.

Tester sans risque : le droit à l’erreur

Le cadre ludique offre un autre avantage unique : la possibilité de tester des stratégies en toute sécurité. Plongé dans un univers thématique, narratif et sensoriel, le participant s’autorise un pas de côté par rapport à son quotidien.

Confronté à des situations exigeant des choix immédiats, le joueur bénéficie d’un feedback instantané grâce à la “boucle de gameplay” du jeu ou aux retours des autres joueurs. On essaie, on se trompe et on ajuste sa stratégie au fur et à mesure. Cette opportunité d’apprendre de ses erreurs dans un univers fictif garantit que le collaborateur ne les répliquera pas le lendemain sur le terrain.

Comment embarquer les profils sceptiques ?

Face aux participants les plus réticents, le formateur doit déployer une posture adaptée dès les premières minutes. L’utilisation de termes comme “activité ludo-pédagogique” ou “Serious Game” est souvent privilégiée au mot “jeu” afin de désamorcer les a priori négatifs.

L’introduction de la session s’appuie généralement sur des activités brises-glace ludiques et sur la définition d’un cadre de fonctionnement rassurant, invitant les participants à faire confiance au processus. Si un blocage persiste, on adapte le rôle du collaborateur en le transformant a minima en observateur ou en lui confiant une responsabilité logistique comme celle de gardien du temps. L’objectif est de maintenir sa présence lors du débriefing pédagogique afin qu’il reparte, au moins sur le plan théorique, avec les enseignements de la session.

Le jeu, un vecteur de cohésion globale en entreprise

Au-delà de la transmission de compétences, l’impact sur le terrain est immédiat. L’immersion est telle que les apprenants rapportent souvent “ne pas avoir vu la journée passer”.

Pour l’entreprise, ces formations se transforment en “temps au vert”, des moments de respiration indispensables pour lever la tête du guidon, prendre du recul sur ses propres modes de fonctionnement et rencontrer des collègues d’autres services. Le serious game remplit alors une triple fonction : il enseigne, crée du lien et renforce durablement le sentiment d’appartenance à l’entreprise.

Comment Mayéjem accompagne les entreprises qui souhaitent ajouter de la ludo-pédagogie dans leur formation ?

Mayéjem propose plusieurs types d’accompagnement aux organisations d’intégrer les jeux pédagogiques dans leurs parcours de monter en compétence :
– La conception de serious games sur mesure, nous créons le jeu à partir de vos enjeux et de vos contraintes,
– L’animation de formations ludo-pédagogiques sur des thèmes variés, nos formateurs animent les formations par le jeu sur des sujets comme les transformations d’organisation ou encore la communication et le travailler ensemble,
– Le mentoring, pour ceux qui ont initié un projet de création de jeu pédagogique et souhaitent être accompagnées par des séances de coaching,
– Les formations au serious game design et à la ludo-pédagogie, pour ceux qui souhaitent apprendre la méthodologie pour créer une séquence ludo-pédagogique,

Corentin Desplanques résume cette vision en une phrase clé :

Utiliser le jeu en formation permet de faire vivre des expériences riches en émotions, qui vont ancrer les apprentissages dans le temps.

Corentin

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